Information Covid19 :
Bonne nouvelle ! La présentation de la saison 2020/2021 sera disponible en vidéo à partir du 4 juin à 14h30 ! Réouverture du Théâtre à partir du 9 juin à 9h30, selon les horaires de billetterie habituels. Venez réserver vos places, visionner notre présentation de saison dans le hall ou prendre des rendez-vous de présentation de saison personnalisés, pour vous aider à constituer vos abonnements. L’accès au bâtiment se fera dans le respect des normes sanitaires liées à la prévention de la transmission du Covid-19.

Notre Actualité

Exposition : Les insolents de Téhéran - Jeremy Suyker / Collectif ITEM

Sur les scènes iraniennes, hommes et femmes ne doivent pas se toucher. Dans les studios, les chanteuses ne peuvent pas enregistrer. Pour fonder une compagnie ou produire un spectacle, il faut une autorisation du ministère de la Guidance islamique...

Et pourtant, la créativité explose à Téhéran. Jeremy Suyker a enquêté sur les milieux artistiques underground et officiels et raconte le passage de l’un à l’autre. Dans « Les Insolents de Téhéran », il suit la vie de ces artistes qui se jouent des interdits.

Téhéran est l’épicentre de l’art et de la création en Iran. Jeremy Suyker a passé plusieurs mois entre 2013 et 2015, et plus récemment en 2019, avec des acteurs, des danseurs, des musiciens et artistes en tout genre qui essaiment leurs passions en dehors des limites de la censure – autant qu’à l’intérieur. Certains travaillent au grand jour alors que d’autres préfèrent se tourner vers la scène « underground » où la liberté est plus grande. Mais la plupart oscillent entre le légal et l’illégal, en quête d’équilibre.

La république islamique a édicté un chapelet de règles strictes qui encadrent et réfrènent la production culturelle dans son ensemble. Contourner ces règles est devenu un art en soi. Pour autant, la censure n’est pas perçue comme un obstacle, bien au contraire, elle attise l’inventivité de chaque artiste, repoussant les limites de la création toujours plus loin. En Iran, tout est interdit et tout est possible. De fait, la scène artistique s’est agrandie et enrichie, accouchant de nouveaux talents qui produisent des œuvres imprégnées des aspirations de toute une génération.

Retour aux Sources : QUASI NIENTE

Vendredi 31 janvier 
De 18h30 à 19h15 dans le hall du théâtre.
(Entrée libre)


Décryptage du spectacle QUASI NIENTE et son processus de création, mené par Catherine Ailloud Nicolas, ses invités Marie Fabre et Dario Marchiori et les élèves du Conservatoire à Rayonnement Régional (CRR).

A l’issue du spectacle, les élèves du conservatoire, dirigés par la 
metteure en scène Daria Deflorian, proposeront une lecture des textes (re)sources.

Rencontre et dédicace avec Véronique Poulain

A l’occasion du spectacle « Les Mots qu’on ne me dit pas », Véronique Poulain auteure de ce roman biographique, sera présente le jeudi 16 et vendredi 17 janvier pour des rencontres et dédicaces à l’issue du spectacle.

Exposition : Je ne suis pas un Chiffre - Bertrand Gaudillère / Collectif ITEM

La France a signé la convention internationale des droits de l’enfant. A ce titre elle s’engage à garantir indépendamment de toute considération de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique d’origine nationale, ethnique ou sociale, la prise en charge de tous les mineurs présents sur son territoire, leur assurant la protection et les soins nécessaires à leur bien-être pour qu’ils soient effectivement protégés contre toutes formes de discrimination.

C’est ce même état bienveillant, qui, une fois la majorité atteinte, délivre plus souvent une O.Q.T.F. (Obligation de Quitter le Territoire Français) qu’une carte de séjour, lorsque jeunes adultes, ceux qui ont pu vivre et étudier ici, font une demande de régularisation.

On ne peut être mineur et sans papiers. On devient illégal avec la majorité. C’est ce qui est arrivé à Rajae. Elle est devenue un chiffre, une statistique, un numéro de dossier à traiter…

« Je ne suis pas un chiffre », est né de notre rencontre et de sa volonté de témoigner d’une situation qu’elle trouvait profondément injuste. Je ne voulais pas prendre la parole à sa place. Nous l’avons prise ensemble, pour rappeler que la politique du chiffre menée par les gouvernements successifs, avait des conséquences.

Sur chacune de mes photos elle s’est appliquée à trouver les mots justes pour ne pas se trahir. Elle ne voulait pas être misérable, ni angélique. Elle voulait être vraie, parce que c’est important que les gens comprennent ce que c’est que d’être sans papiers, et comprennent aussi que ce n’est pas une fatalité, que ça ne m’arrange pas moi d’être sans papiers, que ça arrange plus ceux qui ont fait les lois.

Aujourd’hui Rajae est régularisée, elle a un travail, un appartement, une vie sociale, amicale, amoureuse… une vie « normale », sans plus avoir peur d’être arrêtée, expulsée… cette vie elle en rêvait tout autant qu’elle la craignait.

Je me souviens d’une discussion durant laquelle elle expliquait très bien que paradoxalement avoir des papiers l’effrayait un peu. Que son statut lui avait permis d’être le centre d’attention de personnes qu’elle n’aurait probablement jamais rencontrées et qui l’ont faite grandir, qui lui ont fait comprendre un peu mieux ses droits, lui ont permis d’assumer ses envies, de prendre la parole et de revendiquer...

Toi par exemple, je ne t’aurais jamais rencontré…

 

Bertrand Gaudillère / item

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